Généreuse, une femme de 80 ans, sans enfant ni mari, souhaite transmettre son bien immobilier à son unique frère. Elle s'interroge sur la méthode la plus avantageuse pour minimiser les frais de succession. Lors d'un récent échange avec un notaire, des éclaircissements ont été apportés.
La question de Généreuse : "Mon frère unique peut-il hériter de ma maison sans payer trop de droits de succession ? Sa retraite est très modeste. Dois-je envisager une donation de la nue propriété ?"
La réponse de Maître Ludovic Froment :
Le frère de Généreuse ne pourra bénéficier que d'un abattement de 15 932 euros sur la valeur de la maison. Passé cet abattement, il devra s'acquitter d'un impôt de 35 % sur les premiers 24 430 euros excédant ce montant, et un taux de 45 % sur le reste.
Cependant, il est possible d'être exonéré de droits de succession si, au moment du décès de Généreuse, son frère remplissait certaines conditions :
- Être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps.
- Avoir plus de 50 ans ou souffrir d'une incapacité l'empêchant de subvenir à ses besoins par le travail.
- Avoir résidé en permanence avec Généreuse durant les cinq années précédant son décès.
Ces éléments peuvent jouer un rôle crucial dans la planification de la transmission de patrimoine, atténuant ainsi l'impact financier au moment de la succession.







