Mardi, le gouvernement britannique a demandé à ses entreprises d'arrêter toute activité dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Yvette Cooper, ministre des Affaires étrangères, a déclaré lors d'une session au Parlement : "Les directives sur les risques pour les entreprises sont renforcées : il est clair que toute activité économique dans les colonies illégales est prohibée".
"Les entreprises britanniques doivent prendre en compte l'illégalité de ces colonies, souvent sources de violences", a ajouté Cooper.
En parallèle, la France a décidé d'interdire l'entrée sur son territoire du ministre des Finances israélien, Bezalel Smotrich, en raison de ses prises de position concernant la Cisjordanie. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a exprimé que Smotrich "promeut l'annexion et revendique la recolonisation de Gaza".
Le Royaume-Uni a également sanctionné plusieurs organisations et individus liés à des actes de violence en Cisjordanie. Parmi eux, The Farms Association, qui soutient des fermes coloniales, et Ahavat Gilad, acteur clé dans le financement de la colonisation. Les sanctions touchent également Eyal Hari Yehuda Company, impliquée dans la destruction de terres palestiniennes.
Le commerce avec Israël se poursuit
Malgré ces sanctions, le Royaume-Uni a précisé que le commerce avec Israël en dehors des colonies resterait inchangé. La position britannique s'appuie sur le fait que les colonies sont illégales selon le droit international. Londres souligne l'importance d’évaluer les risques que ces entreprises pourraient encourir en poursuivant leurs activités là-bas.
"Notre priorité est de ne pas permettre aux colons violents de tirer profit des terres palestiniennes", a déclaré Cooper.
Cette situation ne se limite pas à la France et au Royaume-Uni. Neuf pays, dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ont exprimé leur préoccupation face aux violences dans les colonies. Le projet E1, qui risque de diviser la Cisjordanie, fait également l'objet de vives critiques.
Israël exprime son rejet
La réaction israélienne a été rapide. Le ministère des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole Oren Marmorstein, a qualifié ces actions de "mesures honteuses" et a dénoncé les gouvernements étrangers cherchant à perturber le statut d'Israël.
"Ces démarches tentent d'imposer une vision politique sur le droit d'Israël d'exister", a-t-il déclaré.
Les tensions entre les nations poursuivent leur montée, témoignant de la complexité du conflit israélo-palestinien et des positions divergentes des États sur la question de la colonisation.







