Les prêts à la consommation, incluant les avancées pour règlements échelonnés, seront soumis à un cadre réglementaire plus strict dès le 20 novembre 2026, suite à un décret publié dans le Journal officiel. Cette initiative vise à atténuer les risques de surendettement, une problématique croissante en France.
Le décret en question transcrit une directive européenne adoptée à la fin de l'année 2023, qui cherche à renforcer la législation autour de certains produits financiers, comme les crédits à faible coût et les paiements fractionnés. Les établissements de crédit devront dorénavant fournir des informations plus détaillées aux consommateurs et consulter le fichier national des incidents de remboursement (FICP) lors de l'évaluation de la solvabilité, comme le rapporte le quotidien Le Figaro.
Les crédits à la consommation regroupent divers types de prêts, tels que les prêts personnels, les crédits renouvelables et les locations avec option d'achat. Bien que commercialisés par des start-ups innovantes comme Alma ou Younited, ces produits sont également proposés par des acteurs bien établis tels que Cofidis (Crédit Mutuel) ou Cetelem (BNP Paribas). Toutefois, ils sont souvent critiqués pour leur rôle dans l'augmentation du surendettement, qui a enregistré une hausse de près de 10 % l'année dernière, selon la Banque de France, après une augmentation similaire en 2024.
Particulièrement populaires auprès des jeunes, les mini-crédits, qui ne concernent que quelques centaines d'euros, sont devenus un sujet de préoccupation pour les autorités. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a récemment qualifié ces prêts de «drogue douce» pour les jeunes emprunteurs, soulignant la nécessité d'une régulation plus stricte.







