Lors du dépouillement des votes du second tour de l'élection présidentielle péruvienne, le candidat de gauche, Roberto Sanchez, a pris une légère avance avec 50,1% des voix, dépassant ainsi la candidate conservatrice Keiko Fujimori, qui s'élève à 49,9%. Selon les chiffres de l'Office national des processus électoraux (ONPE), cette élection pourrait mettre plusieurs jours à se concrétiser, car encore environ 450,000 bulletins restent à examiner, notamment ceux contestés.
Sanchez, confiant malgré l'incertitude, a affirmé aux journalistes : "Nous sommes très confiants et optimistes," tout en insistant sur l'importance de décompter tous les votes. De son côté, Keiko Fujimori a aussi appelé à la sérénité : "Nous devons attendre jusqu'à la fin," a-t-elle déclaré, promettant de respecter le résultat final.
Cette élection a ainsi ouvert un nouveau chapitre pour le Pérou, déjà marqué par une instabilité politique persistante avec huit présidents au pouvoir depuis 2016. Elle reflète clairement la fracture entre la côte conservatrice, alliée de Fujimori, et le sud andin traditionnellement favorable à Sanchez. Pour beaucoup de citoyens, ce scrutin offrait l'espoir de ramener la paix dans un paysage dominé par des conflits politiques et de la corruption.
Réactions des électeurs
Des milliers de partisans se sont rassemblés dimanche soir pour soutenir leurs candidats respectifs, brandissant des affiches et criant leurs slogans. Marlene Veramendi, une électrice de 46 ans, a exprimé son désir de changement : "Nous sommes fatigués de la corruption du fujimorisme." Pendant ce temps, une autre électrice, Gladys Silva, a affiché son optimisme pour une présidence de Fujimori : "Je suis heureuse parce que je sais qu'elle sera une bonne présidente."
Un futur incertain
Les enjeux sont élevés pour le futur président. Keiko Fujimori fait campagne pour la quatrième fois, représentant un pouvoir controversé en raison du passé de son père, l'ancien président Alberto Fujimori. Sanchez, quant à lui, incarne un espoir de changement, s'appuyant sur le soutien des régions andines et promettant une réforme des institutions, ainsi qu'une attitude respectueuse envers les États-Unis.
Quel que soit le résultat, le futur président devra naviguer dans un climat politique complexe, comptant sur des alliances pour faire avancer son mandat. Les résultats définitifs seront attendus avec impatience, le nouveau président prenant ses fonctions le 28 juillet.







