Suite à l’affaire tragique de Lyhanna, le sujet de la protection des mineurs victimes de violences sexuelles a pris une ampleur significative en France. De nombreux pays européens, à l’instar de l’Italie et de l’Allemagne, ont déjà mis en place des mesures pour mieux écouter les enfants victimes et élargir les délais de prescription.
Le 9 juin, Sébastien Lecornu, ministre de l’Intérieur, a rassemblé ses collègues pour discuter des répercussions de la mort de la collégienne de 11 ans à Fleurance, dans le Gers. Il a proposé des mesures de durcissement des peines pour les violeurs en série, y compris la possibilité de réclusion à perpétuité, remplaçant le cadre actuel de 20 ans.
Concernant spécifiquement les crimes sur mineurs, le Premier ministre a suggéré que tous les actes d'enquête soient réalisés dans un délai de 3 mois. Cette proposition fait écho à la lenteur des procédures judiciaires observées dans le cas de Lyhanna, où le principal suspect avait déjà une longue liste de plaintes déposées contre lui.
Des mesures additionnelles font l'objet d'élaboration et seront ajoutées au projet de loi sur la protection des enfants, présenté la semaine précédente et qui sera soumis à l'examen parlementaire dès juillet, comme rapporté par Le Monde.
Une législation peu uniforme dans l'UE
Au sein de l'Union Européenne, les stratégies de protection des enfants varient considérablement. La ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a exprimé son soutien à l'idée de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. "Il est impératif que notre système judiciaire soit davantage aligné avec les besoins des victimes", a-t-elle déclaré sur France 2.







