En 2025, le monde a été témoin d'une montée en flèche du nombre de conflits, atteignant 65 incidents impliquant au moins un État, un chiffre sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une étude exhaustive de l'institut norvégien de recherche sur la paix (PRIO) souligne cette inquiétante tendance, prévoyant des répercussions désastreuses sur la population civile. Siri Aas Rustad, co-auteure du rapport, a déploré : "Malheureusement, je n'ai pas grand-chose de positif à dire cette année. Les statistiques sont alarmantes." Ces déclarations font écho à d'autres rapports, y compris ceux du Sud Ouest, qui attirent l'attention sur la brutalité croissante des attaques ciblant directement les civils.
Une hausse marquée des violences contre les civils
L'année 2025 a été gravée dans l'histoire comme l'une des plus meurtrières, avec environ 245 000 décès dus à des affrontements ou à la violence politique. Parmi ces pertes tragiques, près de 76 500 ont été causées par des agressions ciblant les civils, marquant une hausse époustouflante par rapport aux 14 200 de l'année précédente. Cette augmentation est principalement attribuée au conflit au Soudan, où des massacres ont causé des blessures irréparables à la population. À titre de comparaison, seulement deux autres années depuis la fin de la Guerre froide, soit 2021 et 1994, ont enregistré des pertes similaires en raison de conflits majeurs.
Le monde ne connaît aucun répit
Siri Aas Rustad a averti que la situation actuelle se caractérise par un enchevêtrement incessant de conflits, rendant toute forme de paix presque impossible. "Nous observons une intensité qui n'a pas été aussi élevée depuis des décennies", a-t-elle constaté, en contraste frappant avec la décennie 2000-2010 où le monde avait connu plusieurs années sans conflit interétatique.
Polarisation et instabilité internationale
Les tensions sont exacerbées par des acteurs internationaux, tels qu'Israël, qui est impliqué dans plusieurs conflits, notamment à Gaza, en Syrie et contre l'Iran. Les tensions commerciales, surtout avec le retour de Donald Trump au pouvoir, ajoutent une couche de complexité à la situation globale. "Les États-Unis jouent un rôle clé dans cette escalade", a affirmé Rustad, en soulignant que la collaboration internationale est à un point mort.
À l'échelle mondiale, l'Afrique demeure la région la plus affectée par ces conflits, suivie de l'Asie, du Moyen-Orient, des Amériques et de l'Europe. Les chiffres compilés par l'Uppsala Conflict Data Program (UCDP) révèlent une réelle nécessité d'un retour aux discussions diplomatiques pour éviter une escalade encore plus catastrophique des violences.







