Dans une nuit de célébrations qui s'est tragiquement transformée, un incendie a frappé un bar à Crans-Montana, faisant 40 morts et 119 blessés. Les gérants du bar, Jacques et Jessica Moretti, tous deux Français, sont désormais sous le coup d'une instruction pénale pour homicide par négligence et autres charges liées à l'incendie, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud.
Selon les premières conclusions, le feu aurait été déclenché par des bougies incandescentes ou des feux de Bengale utilisés pour célébrer le Nouvel An. Ces éléments, combinés avec une mousse isolante au plafond, auraient facilité une propagation rapide des flammes, comme le rapportent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Les Moretti, propriétaires de plusieurs établissements à Crans-Montana, avaient jusqu'à présent été interrogés en tant que simples témoins avant que l'enquête ne prenne un tournant. Ils affirment que leur bar avait été soumis à des contrôles réguliers et qu'ils respectaient toutes les normes de sécurité. Pour Mme Pilloud, la question de la conformité de la mousse utilisée est centrale dans cette affaire.
La gravité de l'incendie a provoqué une onde de choc dans la communauté, et des appels à une réévaluation des normes de sécurité incendie dans les établissements publics se multiplient. Selon Allezsuisse, des experts soulignent l'importance d'installer des systèmes d'alarme et des détecteurs de fumée de façon plus systématique pour éviter de telles tragédies à l'avenir.
Alors que l'enquête continue, la présomption d'innocence des gérants demeure, mais la pression monte sur les autorités pour garantir la sécurité de tous les lieux de divertissement. Les victimes et leurs familles cherchent des réponses, et la communauté attend avec impatience les conclusions des enquêteurs concernant les normes de sécurité dans ces établissements.







