Le 25 avril, devant 2000 personnes à Lyon, François Ruffin a lancé sa candidature à la présidentielle. Avec une idée audacieuse, il a imaginé que des ouvriers lui posent des questions d'entretien pour accéder à l'Élysée. Il revendique déjà 122 000 soutiens via son site “Nous président !” et se félicite d’un financement provenant de nombreux donateurs.
Dans son ouvrage, “Picardie Splendor”, il raconte des moments marquants de sa vie, illustrés par 11 dessinateurs. Il aborde des thèmes tels que la vie des travailleurs et les défis sociaux rencontrés par les citoyens. Toutefois, plusieurs passages de la bande dessinée ont suscité l'indignation, notamment chez des militants de La France insoumise (LFI), qui pointent des stéréotypes jugés racistes.
Critiques et soutien mitigé
Ruffin, qui s'est éloigné de LFI après des désaccords profonds, se distingue par son pragmatisme. En dépit de son attirance pour des positions plus nuancées, sa différence avec Jean-Luc Mélenchon attire l'attention des électeurs. “Dès qu'une aile de Ruffin commence à émerger, ça fait boum”, prédit une source proche de son entourage.
La spécialiste de communication Émilie Zapalski analyse cette situation : “Les Insoumis ont une stratégie à long terme. Ils semblent mieux organisés face à cette nouvelle dynamique.”
Controverses autour des représentations
Un des passages controversés de la BD met en scène une altercation entre passagers dans un train, où François Ruffin apparaît comme le médiateur. Cependant, un protagoniste de cette scène, Félix, a apporté une version différente des événements, contestant la manière dont il a été représenté. Dans une interview, il a affirmé qu’il n’avait pas remercié Ruffin comme indiqué dans la bande dessinée.
“Une scène a été fabriquée pour présenter Ruffin comme le sauveur”, a-t-il commenté sur les réseaux sociaux.
Face à cette situation, Ruffin a reconnu une “maladresse” et a même déclaré qu'il aurait souhaité réécrire certaines parties.
Malgré la tempête médiatique, il maintient l'idée que son principal adversaire reste le Rassemblement national, affirmant qu'il ne souhaite pas retourner l'agressivité de ses anciens camarades contre lui.







