Une représentation de la pièce "Passeport", qui devait se dérouler à Castres en février 2027, a été annulée par la nouvelle municipalité dirigée par le Rassemblement National (RN). L’œuvre, qui aborde le parcours difficile d'un réfugié érythréen, a été écartée de la programmation culturelle, suscitant des inquiétudes, notamment de la part de son auteur, Alexis Michalik.
Le maire RN, Florian Azéma, élu en mars dernier, a justifié la décision en précisant qu'aucun accord contractuel n’avait été établi par la précédente administration. Il affirme : "Il y a eu un changement de majorité. C'est notre devoir de redéfinir la programmation culturelle, et nous avons cette liberté". De nombreux critiques, cependant, estiment que cette annulation vise à modeler l'offre culturelle selon une idéologie spécifique.
Des batailles idéologiques sur fond de culture
La pièce "Passeport" raconte l’histoire d’Issa, un jeune migrant abandonné dans la jungle de Calais. Michalik, dans une récente publication sur Instagram, a défendu son œuvre en déclarant : "Chacun est libre de l'aimer ou de ne pas l'aimer. Mais chacun devrait aussi avoir la liberté de le voir."
Guillaume Arcese, élu d'opposition divers droite, a partagé ses inquiétudes : "Les thèmes abordés peuvent déranger la nouvelle municipalité. Ce débat politique impacte la scène artistique, et nous devrions pouvoir discuter de ces sujets sans tomber dans des guerres culturelles." Ces tensions reflètent une réalité plus large en France, où la culture devient parfois un champ de bataille idéologique. La situation à Castres pose la question essentielle de la place de la diversité dans la programmation culturelle locale.







