L'île de Corse est en deuil après la disparition de Dominique Bucchini, homme politique engagé, décédé à l'âge de 82 ans. Ancien président de l'Assemblée de Corse et député européen, il a consacré sa vie à défendre les intérêts de sa région et à promouvoir les valeurs communistes.
Décrit par ses pairs comme un "militant inflexible", Bucchini a laissé une empreinte indélébile sur la vie politique corse. Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, a souligné sur le réseau social X son "amour pour la Corse" et a mis en avant sa capacité à engager le dialogue. En tant que maire de Sartène de 1977 à 2001, il a su incarner les aspirations de ses concitoyens pendant plus de deux décennies.
Né à Sartène en janvier 1943, Dominique Bucchini a débuté sa carrière politique au sein du Parti communiste français, où il a rapidement gravi les échelons. Selon le quotidien Corse Matin, il a succombé à une maladie qui l’a longtemps affaibli. Son décès a suscité une vague d'émotion à travers l'île, des personnalités politiques comme Fabien Roussel exprimant en ligne la tristesse de sa disparition.
Marie-Antoinette Maupertuis, actuelle présidente de l’Assemblée de Corse, a également fait part de son respect pour l’engagement de Bucchini, notamment dans la lutte contre la violence et pour la co-officialité de la langue corse. Jean-Jacques Panunzi, sénateur de Corse-du-Sud, a reconnu son sens du courage, rappelant qu’il a su prendre des décisions audacieuses au cours de son parcours.
Nombreux sont ceux qui verront en lui une figure emblématique, reflet d’un engagement profond et authentique pour la défense des valeurs et de l’identité corses. Le déclin de la voix de Bucchini laisse un vide dans le paysage politique de l'île, mais son héritage, lui, perdurera dans les cœurs et les esprits. La Corse, dans sa diversité, pleure un homme qui a tant donné pour elle.







