Lors d'une intervention sur PuliticaMente, ce mardi, Laurent Marcangeli, député et président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale, a exprimé son point de vue sur le projet de loi constitutionnelle concernant l'autonomie de la Corse. Il a notamment mis en lumière la position de François-Xavier Ceccoli, député de la Haute-Corse, qui s'oppose au texte en demandant des garanties parlementaires et gouvernementales.
Une proposition hors-sol et hypocrite
Au sujet d'un amendement proposé par Ceccoli pour un contrôle préalable du Parlement sur les adaptations législatives pour la Corse, Marcangeli n’a pas mâché ses mots : selon lui, ce type de demande est « un retour en arrière ». L’élu ajaccien pense que cela reflète une hypocrisie, en soulignant que le Parlement ne pourra jamais déléguer la responsabilité de l'Assemblée de Corse sur les compétences qui lui incombent. « C’est ça l’hypocrisie », a-t-il affirmé, arguant d'une volonté de la droite de faire échouer le processus d'autonomie.
Vers un possible détricotage du projet?
Marcangeli a également abordé les difficultés potentielles liées à l'examen du reste du projet de loi, prévu pour le 16 juin prochain à l'Assemblée nationale. Malgré un passage relativement facile en commission la semaine dernière, il craint que certains points, comme l'utilisation du terme « communauté », soient sources de conflits, tristement associés à des concepts comme le « communautarisme ». Il a cependant exprimé l’espoir de voir un dialogue constructif s’établir pour le bien de l'île, affirmant : « À l’impossible, nul n'est tenu ».
Les enjeux électoraux à venir
Concernant les élections sénatoriales de septembre, Marcangeli a mentionné le sénateur sortant Jean-Jacques Panunzi, dont la candidature fait l'objet de discussions. Bien qu’il ait soutenu Panunzi jusqu’à présent, le député n'exclut pas d'explorer d'autres options au sein de la droite, notamment en ce qui concerne le premier adjoint ajaccien, Alexandre Farina. « Nous sommes majoritaires sur le département de la Corse-du-Sud », a-t-il souligné.
Conclusion
Cette interview a permis à Marcangeli non seulement de défendre son projet sur l'autonomie, mais aussi d'affirmer sa position claire contre ce qu'il considère comme des tentatives d'obstruction. Il se montre résolu à maintenir son cap pour l'avenir de la Corse, alliant pragmatisme et idéal.







