Vous envisagez de prolonger votre carrière après l'âge légal de départ à la retraite pour optimiser votre pension ? Clarifions la question.
FAUX. La surcote ne s'applique que si vous continuez de travailler après avoir atteint le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein. Par exemple, si vous êtes né en juin 1960 et que vous avez accumulé 167 trimestres au mois de juin 2022, poursuivre votre activité ne vous confère pas automatiquement une surcote. Avoir plus de trimestres que requis à l'âge légal (par exemple, 170 au lieu de 167 à 62 ans) n'engendre pas de surcote.
De plus, travailler deux ans après l'âge de 62 ans ne garantit pas non plus une surcote de 10%. En effet, si vous n'avez pas le nombre requis de trimestres à 62 ans, continuer à travailler va seulement vous permettre de valider des trimestres supplémentaires. Par exemple, en 2022, il faut gagner 1585,50 € pour valider un trimestre au régime général.
Comment se calcule la surcote ?
Chaque trimestre civil travaillé au-delà de l'âge où vous avez le nombre de trimestres requis pour le taux plein vous accorde une surcote de 1,25% dans la majorité des régimes de base. En travaillant six mois de plus, vous aurez droit à une augmentation de 2,5% de votre retraite. Pour un an complet (quatre trimestres civils), cela représente 5% de plus. Il est donc nécessaire de travailler deux ans supplémentaires pour bénéficier d'une surcote de 10%. Il n'y a pas de limite : vous pouvez continuer à travailler indéfiniment pour augmenter votre pension. Par exemple, en travaillant jusqu'à 70 ans après avoir atteint les conditions du taux plein à 62 ans, vous pourriez voir votre retraite augmenter de 40% ! Cependant, les périodes d'inactivité pour maladie, chômage ou accident du travail ne permettent pas d'engendrer une surcote ; seuls les trimestres effectivement cotisés sont pris en compte.
À savoir : dans le régime des professions libérales, la surcote s'élève à 0,75% par trimestre supplémentaire.
Pas de surcote à l’Agirc-Arrco
Le principe de la surcote ne s'applique pas aux régimes complémentaires comme l'Agirc-Arrco. Cependant, plus vous travaillez longtemps, plus vous accumulez de points. Prolonger son activité au-delà de la date d'éligibilité pour la retraite de base avec taux plein (âge légal et trimestres requis) peut également avoir des avantages :
- Travailler un an après la date de taux plein annule un malus de 10% pendant trois ans.
- Un prolongement de deux ans vous donne droit à un bonus de 10% sur votre retraite complémentaire pendant un an.
- Si vous continuez votre activité pendant trois ans, cela génère un bonus de 20% pendant un an.
- Enfin, travailler quatre ans ou plus permet un bonus de 30% sur la retraite complémentaire pendant un an.







