Avec l'inflation persistante, de nombreux retraités se tournent vers le cumul emploi-retraite (CER). Ce dispositif leur permet de faire face à la montée des prix en complétant leurs revenus. Selon un rapport récent de l'Agirc-Arrco, ce phénomène est de plus en plus fréquent.
Des chiffres qui parlent
En 2022, 381 000 retraités ont opté pour une activité salariée tout en percevant leur pension, une hausse par rapport aux 354 000 de l'année précédente. Le rapport met en lumière que ces retraités bénéficient en moyenne d'une augmentation de 1,5 fois leur revenu grâce au cumul emploi-retraite. Concrètement, ceux-ci touchent une pension mensuelle brute de 1 755 euros, dont 560 euros représentent la part de l'Agirc-Arrco. À cela s'ajoute un salaire brut moyen de 923 euros par mois, ce qui donne un revenu total de 2 678 euros.
Le profil des retraités actifs
Qui sont ces retraités qui choisissent de travailler après avoir quitté le monde professionnel ? En moyenne, ils ont 68,2 ans et ont pris leur retraite à 62,2 ans. Près de 53 % d'entre eux sont des hommes et 55 % exercent à temps partiel. D'après l'Agirc-Arrco, parmi les nouveaux retraités de 2021 ayant commencé un cumul emploi-retraite en 2022, 67 % ont repris un emploi chez le même employeur, et 58 % le font moins de six mois après leur retraite.
Retraite progressive : une autre option
Le rapport met également en lumière la retraite progressive, qui permet aux futurs retraités de diminuer leur temps de travail tout en touchant une partie de leur pension. Ce modèle est accessible deux ans avant l'âge légal de départ à la retraite. En 2022, près de 14 000 nouvelles retraites progressives ont été enregistrées, avec 70 % de femmes. Ces retraités perçoivent en moyenne une pension de 683 euros et un salaire de 2 763 euros, donnant un revenu total de 3 445 euros.







