Les vacances d'été deviennent un véritable casse-tête financier pour les expatriés maghrébins désireux de retrouver leur terre natale. Entre des tarifs hôteliers exorbitants et un coût des billets d'avion en constante hausse, nombreux sont ceux qui pointent du doigt une discrimination vis-à-vis des touristes étrangers.
Traditionnellement, les expatriés se plaignaient surtout des prix des billets d'avion pendant cette période où les retours au pays se multiplient. Pourtant, comme l'indique Al-Araby Al-Jadeed, le coût du séjour, notamment dans les hôtels, les restaurants et cafés, pèse chaque été sur leur budget.
Les professionnels du secteur soulignent que les Marocains vivant à l'étranger subissent une inflation des prix bien plus marquée que les touristes étrangers, notamment européens. En effet, le prix d'un séjour pour un expatrié peut largement dépasser celui d'un touriste traditionnel, pouvant atteindre le double selon certaines estimations.
Malgré cette cherté, le nombre d'expatriés faisant le choix de revenir au Maroc cet été atteint des niveaux records : 1,5 million, soit une augmentation de 13,3 % par rapport à l'an dernier, selon les données d'Al-Araby Al-Jadeed. Cela témoigne d'une résistance face à la hausse des coûts, alors que près de la moitié des 17,4 millions de touristes ayant visité le pays comprennent des Marocains de la diaspora.
Hôtels inabordables en Tunisie
Un constat similaire se dresse en Tunisie, où les ressortissants tunisiens résidant à l'étranger font face à des tarifications hôtelières prohibitivement élevées. Comme le souligne Independent Arabia, de nombreux ressortissants préfèrent renoncer à des séjours en hôtel, face à des tarifs qui dépassent souvent 330 dollars pour une semaine dans un établissement de 4 étoiles.
Les Tunisiens de l'étranger se voient souvent contraints de régler des prix comparables à ceux des touristes résidant sur place, allant de 250 à 300 dollars par nuit. Une situation qui semble frustrante pour une population qui espérait des tarifs plus accessibles.
La diaspora algérienne réclame du “respect”
En Algérie, la diaspora exprime des inquiétudes similaires, mais axées principalement sur les tarifs des billets d'avion. Comme l’indique Le Matin d’Algérie, il est devenu extrêmement difficile de trouver un vol abordable entre Alger et Paris durant la haute saison estivale, les prix pouvant se chiffrer à 500 euros pour un billet de dernière minute.
Les critiques de la diaspora algérienne se font entendre chaque été, soulignant un manque de respect de la part des autorités. Comme le mentionne un article de Le Matin d’Algérie, ces expatriés demandent non seulement des tarifs raisonnables, mais également une reconnaissance de leur contribution à l'économie nationale.
“Ce n'est pas seulement une question de billets d’avion, mais de respect pour ceux qui continuent à soutenir leur pays d'origine malgré les difficultés”, s'insurge un membre de la communauté.







