Le conflit au Moyen-Orient, qui perdure depuis un mois et demi, a durement touché les forces françaises déployées sur le terrain. Ce mercredi, nous avons appris avec tristesse la mort du caporal-chef Anicet Girardin, membre de la Finul. Il est décédé des suites d'une embuscade tendue par des combattants du Hezbollah le 18 avril dernier.
Lors de cette attaque survenue dans la région de Deir-Kifa, un autre militaire, le sergent-chef Florian Montorio, a été tué sur le coup. Selon le chef d'état-major des armées, ces militaires ont été « pris à partie par des tirs lors d’une mission d’ouverture d’itinéraire pour ravitailler un poste isolé de casques bleus ».
Avant ces tragiques événements, le 14 mars dernier, l’adjudant-chef Arnaud Frion avait perdu la vie lors d’un raid de drones dans le Kurdistan irakien, plus précisément dans la région d'Erbil. Une milice pro-iranienne a menacé de cibler « tous les intérêts français en Irak et dans la région » suite à l'arrivée du porte-avions Charles de Gaulle dans la Méditerranée.
En tout, ces attaques ont causé la mort de trois soldats français depuis le début du conflit, mais de nombreux blessés font également figure de témoignages tragiques de cette guerre. En effet, six militaires ont été gravement blessés lors de l'attaque de drones en Irak et reçoivent actuellement des soins à l'hôpital militaire Percy à Clamart. Un autre soldat, également blessé lors de l’embuscade du Hezbollah, a été rapatrié et est pris en charge en France. Les réactions du président Emmanuel Macron et de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, ont salué le courage et l'engagement exemplaire de ces hommes.







