Pour la première fois lors du procès en appel à Aix-en-Provence, Christophe Guazzelli, 36 ans, a déclaré dimanche : "Je suis coupable". Ce faisant, il a reconnu avoir tué Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilicchini le 5 décembre 2017 à l'aéroport de Bastia-Poretta, en représailles à la mort de son père en 2009.
Ce jour-là, Christophe Guazzelli a mis fin à plus de huit ans de silence. Devant une cour attentive, il a pu s'exprimer après de longues heures d'auditions et de remise en contexte des faits, dressant le tableau des accusations pesant sur lui et dix co-accusés.
"Je suis responsable des actes", a affirmé Guazzelli en levant la tête, ses yeux lançant un regard déterminé en réponse aux interrogations de la présidente. En plus d'admettre son rôle dans les homicides, il a aussi confirmé avoir incendié la voiture utilisée pour rejoindre l'aéroport, mais a insisté sur le fait qu'il avait agi seul. "Je suis le seul responsable", a-t-il martelé.
C'est la première fois qu'il se livre depuis les événements tragiques de 2017, ayant auparavant gardé le silence face aux enquêteurs et aux juges. Ce témoignage semble avoir pour but d'alléger la charge qui pèse sur les autres accusés, principalement son frère Richard, qui a toujours clamé son innocence. Il est à noter que Cathy Chatelain, ancienne surveillante de la prison de Borgo, a reconnu son implication dans les faits. Ces révélations marquent un tournant dans l'affaire, suscitant un grand intérêt médiatique.
Les déclarations de Guazzelli soulignent l'ampleur de la violence des rivalités entre clans en Corse. Selon des experts, ce drame illustre la continuité des rivalités historiques entre groupes criminels, et pourrait engendrer des conséquences importantes sur la perception de la sécurité dans la région. Le procès se poursuit et reste sous haute surveillance, tant sur le plan judiciaire que sociétal.







