En ce lundi 25 mai, environ 1,5 million de musulmans se rassemblent à La Mecque pour participer aux rites ancestraux du hajj, le pèlerinage majeur de l'islam. Cet événement spirituel s’inscrit dans un contexte d’espoir quant à la résolution des conflits au Moyen-Orient. Les pèlerins, vêtus de blanc, ont débuté leur rituel par le « tawaf », consistant à tourner autour de la Kaaba, ce monument emblématique et sacré situé au cœur de la Grande mosquée.
Ce début de pèlerinage coïncide avec des discussions cruciales entre les États-Unis et l'Iran, qui pourraient potentiellement aboutir à un accord de paix, une avancée essentielle, compte tenu des récents échanges d'attaques entre l'Arabie saoudite et ses voisins du Golfe face à des provocations iraniennes, suite à l’escalade des tensions. Malgré ces incertitudes géopolitiques, le royaume maintient le devoir sacré de sécurité et de sérénité pour tous les fidèles présents, incluant un nombre significatif de pèlerins iraniens.
Les autorités saoudiennes rapportent une afflux de visiteurs même plus élevé qu’en 2022, tandis que la ferveur spirituelle prévaut sur les craintes de guerre. « Les forces de défense aérienne sont mobilisées pour protéger le ciel sacré, afin d'assurer la sécurité des invités », a affirmé le ministère saoudien de la Défense, soulignant l’importance accrue des dispositifs de sécurité. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent les préparatifs minutieux pour garantir la tranquillité d'esprit des pèlerins.
L'espoir d'un retour imminent de la paix
Des pèlerins rencontrés par l'AFP ont exprimé un vif désir de paix. « Le conflit en Iran affecte le monde entier. Personne ne souhaite la guerre », a déclaré Mohammed Chahada, un pèlerin égyptien qui a été surpris parmi la foule. Le hajj, qui est une obligation pour chaque musulman capable d’y participer au moins une fois dans sa vie, se compose d'une série de rituels qui s'étalent sur plusieurs jours dans la région autour de La Mecque.
Avant de se présenter à La Mecque, les pèlerins doivent entrer dans un état de pureté appelé ihram, qui impose une tenue neutre et appropriée. Les hommes portent des vêtements blancs sans couture, symbolisant l'égalité entre tous les croyants, tandis que les femmes s'habillent de robes amples, généralement blanches, laissant apparaître uniquement leur visage et leurs mains.
Le rite inaugural consiste à effectuer sept tours autour de la Kaaba. Par la suite, les pèlerins passeront la nuit dans des tentes climatisées à Mina, avant de se rendre le jeudi au mont Arafat, un lieu de recueillement significatif où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon, marquant un moment essentiel des rites du hajj.
Avec la présence des lieux saints à La Mecque et à Médine, l'Arabie saoudite tire des revenus conséquents, représentant des milliards de dollars chaque année grâce à ces pèlerinages, tant le hajj que la Omra, qui se pratique en d'autres occasions. Ces événements valsent entre l'intensité spirituelle et les enjeux politiques, renforçant la complexité de cette expérience unique et universelle.







