La quête de la longévité s'impose comme une nouvelle priorité du Kremlin. Avec un investissement colossal de 26 milliards de dollars, Vladimir Poutine s'engage à explorer des solutions révolutionnaires telles que la bio-impression d'organes et la thérapie génique. Ce projet ambitieux a été évoqué lors d'une récente rencontre entre Poutine et son homologue chinois, Xi Jinping, en septembre dernier.
Lors d'une conversation furtive lors d'un défilé militaire à Pékin, ces dirigeants ont partagé leurs préoccupations concernant l'espérance de vie. "Avec la biotechnologie, les organes humains peuvent être transplantés en permanence. Ainsi, l'humanité pourrait potentiellement rajeunir et atteindre l'immortalité," a déclaré le président russe, révélation qui a soulevé des interrogations sur l'obsession croissante pour la vie éternelle.
Des avancées médicales d'ici 2030
Le chef de l'État, qui aspire à rester au pouvoir jusqu'en 2036, a clairement fait de la lutte contre le vieillissement une priorité. Un article du Wall Street Journal a révélé que des recherches sur la bio-impression d'organes et des techniques de xénogreffe, impliquant le développement d'organes humains à partir de cochons nains, sont en cours. Les premiers résultats devraient émerger d'ici 2030.
De plus, le gouvernement russe a récemment lancé un programme de thérapie génique visant à ralentir le vieillissement cellulaire, intégré dans une initiative plus large appelée "nouvelles technologies de préservation de la santé". Ce programme représente une partie essentielle de l'effort national, doté de 26 milliards de dollars.
Une initiative dirigée par la famille du président
La direction de ce projet faramineux revient à Maria Vorontsova, fille de Vladimir Poutine, qui collabore avec le physicien Mikhaïl Kovaltchouk. Ce dernier, un proche du président, défend l'idée que la science pourra un jour remplacer les organes humains de manière durable.
Cependant, cette quête soulève des inquiétudes parmi des scientifiques. Alexander Ostrovskiy, un ancien spécialiste de la bio-impression, a exprimé ses doutes : "S'il n'y a pas de publications, cela signifie qu'il n'y a pas de résultats concrets." Son départ de Russie après le début du conflit en Ukraine a eu un impact sur la communauté scientifique.
La fascination pour le défi du vieillissement dépasse les frontières de la Russie. Des entrepreneurs de la Silicon Valley, tels que Jeff Bezos et Peter Thiel, allouent également des fonds à des recherches similaires sur l'allongement de la vie. Cependant, en Russie, cette obsession revêt des implications politiques particulières dans un pays où l'espérance de vie masculine moyenne n'atteint que 58 ans, contre des chiffres bien plus élevés en Europe de l'Ouest, comme le souligne une étude de l'INSEE.







