Un coup dur pour l'administration Trump. Un juge fédéral a annulé, ce lundi, la décision d'imposer des frais de 100 000 dollars sur différents visas de travail, dont les très prisés visas H-1B utilisés par les professionnels de la technologie.
Ces permis permettent aux travailleurs étrangers qualifiés, comme les ingénieurs et développeurs, d'entrer sur le sol américain. L'intention affichée par cette mesure était de réduire le nombre de ces visas pour encourager l'emploi des Américains. En revanche, le juge fédéral de Boston a confié que ces frais étaient, de facto, une taxe, affirmant que ce genre de décision relève uniquement du Congrès et non du pouvoir exécutif. Par conséquent, la décision a été déclarée illégale, répondant ainsi aux contestations de plusieurs États.
Une décision qui divise la justice
Ce jugement se heurte à une autre décision prise en décembre à Washington, où une juge avait jugé qu'il était légitime pour le président d'imposer de tels frais. À cette occasion, la Chambre de commerce des États-Unis et l’Association des universités américaines avait été déboutées et ont depuis contesté cette décision. Des avis partagés émergent au sein du système judiciaire américain.
Cette question a également eu un écho international, notamment en Inde, qui reçoit près de 75 % des visas H-1B chaque année. Les entreprises de technologie, souvent dépendantes de ces permis, ont exprimé leur préoccupation face à ce jugement. Les visas H-1B, quant à eux, sont généralement valables pour une période initiale de trois ans et peuvent être renouvelés jusqu'à six ans.







