La récente restauration des sculptures sacrées du monument du Calvaire de Jésus à Carmo do Cajuru, une petite ville brésilienne à l’ouest de Belo Horizonte, a engendré une vive polémique. Les habitants, outrés par les résultats déplorables, ne tarissent pas de critiques sur les réseaux sociaux. Ce fiasco, marqué par des statues aux yeux exorbités et à la peau mal peinte, a soulevé un tollé, incitant même à demander des sanctions contre les responsables.
D’après un communiqué de la mairie, l’administration municipale a pris ses distances avec cette restauration. « La mairie n’a pas engagé, autorisé ou demandé la réalisation des peintures sur le Calvaire, situé sur la Place Notre-Dame d’Aparecida », a-t-elle précisé, se désolidarisant ainsi des travaux. Ces peintures ont été supprimées dès le jour même de leur application, le mercredi 10 juin.
Pour résoudre ce désastre, le conseil paroissial à l’origine des travaux annonce la recherche d’un professionnel spécialisé capable de mener à bien une intervention digne de ce nom. Dans un entretien avec Globo, un représentant a déclaré : « Les œuvres étaient abîmées par le temps et nous ne sommes pas satisfaits du résultat », tout en restant discret sur l'identité de l'artisan ayant réalisé les travaux.
Ce fiasco rappelle un incident similaire survenu en Espagne en 2012, où une restauration maladroite d'une fresque de Jésus à Borja avait fait le tour des médias sociaux. À l’époque, le visage déformé du Christ avait suscité l’amusement des internautes, le comparant à un ours en peluche. Cependant, cette œuvre ratée est ensuite devenue une attraction touristique, attirant nombreux visiteurs. Espérons qu’une issue positive puisse également découler de cette triste affaire au Brésil.







