Les rapports d'inspection concernant l'affaire Lyhanna, attendus ce lundi 22 juin, révèlent des dysfonctionnements et des erreurs individuelles, selon plusieurs sources médiatiques.
Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la justice sur l'affaire Lyhanna confirment des « dysfonctionnements » et des « erreurs individuelles » dans la gestion d'une plainte pour viol visant Jérôme Barella. Ces informations ont été signalées par l'AFP le 21 juin dernier.
Cette situation est également corroborée par La Tribune Dimanche et le Parisien, qui ont accédé aux grandes lignes des rapports. Bien qu’aucune révélation spectaculaire ne soit attendue, ces documents permettent de clarifier la chaîne des événements et « de comprendre l’incompréhensible », selon une source de l'AFP.
Une « erreur d’aiguillage » et « deux allers-retours »
En particulier, pour la plainte déposée en août 2025 par la mère d'une jeune fille contre Jérôme Barella. Cette plainte, révélée dans le cadre des investigations, concerne des faits commis entre septembre 2024 et mai 2025. La mère envisage même d'intenter une action en justice contre l’État pour faute lourde.
Initialement, l'enquête était confiée à des gendarmes de Haute-Garonne, avant d'être transférée au parquet d'Auch, où les faits se sont déroulés. Cependant, un envoi par courrier a conduit à des « erreurs d’aiguillage », entraînant « deux allers-retours » entre Haute-Garonne et Gers, comme l’a reporté Le Parisien.
Une substitut et un officier de police judiciaire pointés du doigt
Après ces dysfonctionnements, les gendarmes de la brigade de Lectoure n’ont réalisé qu’une nouvelle audition de la mère de la victime, suivie d’un contact avec le parquet d'Auch le 14 février. Ensuite, plus aucune action significative n’a été prise. Jérôme Barella, suspecté d’enlèvement et de séquestration de Lyhanna, n’a été entendu qu’après que son nom ait émergé à partir de la disparition, survenue le 29 mai 2026.
Le corps de Lyhanna a été retrouvé trois jours plus tard, dans un silo agricole abandonné. Les résultats de l’autopsie indiquent des éléments tragiques, notamment des traces d'ADN de Jérôme Barella. Les rapports d'inspection ne mettent pas en avant la responsabilité de la procureure d'Auch, Clémence Meyer, mais ciblent la substitut en charge et l’officier de police judiciaire en charge de l’enquête et leurs choix discutables.







