Dimanche dernier, Marine Tondelier a plaidé pour un encadrement strict des loyers lors de la réautorisation de la location des passoires énergétiques, soutenue par le gouvernement face à la crise du logement. Elle propose une réduction de 30 % des loyers, mise en place pour protéger les locataires des horrors d’une telle situation. La dirigeante des Écologistes, également candidate à la primaire de gauche, a exprimé son mécontentement de voir l'État inactif durant dix ans, accentuant ainsi la nécessité urgente de rénover les logements.
« Je souhaite que les loyers soient strictement encadrés, y compris dans les zones où ils le sont déjà, afin de compenser l'inconfort causé par ces logements aux performances énergétiques catastrophiques », a-t-elle déclaré lors d'une interview au Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6. Ce constat soulève également la question cruciale de l'isolement accru des locataires, déjà en proie à des charges financières écrasantes, sans que l'État n’ait agi suffisamment.
Pour compléter ce tableau, le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment évoqué une série de mesures dans un nouveau projet de loi sur le logement, qui vise à permettre la location de logements classés F et G, sous condition que des travaux d'amélioration de performance énergétique soient réalisés dans un délai imparti. Sylvain Léger, économiste du logement, a expliqué que ces initiatives sont essentielles pour éviter que jusqu'à 700 000 logements ne soient retirés du marché locatif d'ici 2028. Cependant, il souligne que « ces mesures doivent aller de pair avec une surveillance stricte des loyers afin de protéger les plus vulnérables. »







