Benjamin Haddad a sans doute choisi le Pays basque pour cette rencontre non seulement pour son attachement personnel, mais aussi pour la symbolique de ce territoire à la croisée des chemins européens. En effet, le ministre délégué à l’Europe possède des liens familiaux étroits avec la région, ayant vécu à proximité de Biarritz.
Ce choix stratégique vise à aborder, avec sérieux, des thématiques comme la souveraineté, la défense et les technologies, qui nécessitent une coordination accrue entre les trois nations. "La France, l'Espagne et le Portugal partagent une vision commune pour une Europe plus compétitive face aux défis globaux", a déclaré Benjamin Haddad lors de cette réunion.
Les incertitudes géopolitiques, notamment celles liées aux actions des États-Unis et de la Chine, exigent des réponses collectives. Le ministre a rassuré les participants sur la continuité des fonds européens, qui jouent un rôle majeur dans le soutien aux projets des deux côtés de la frontière.
"Les fonds de cohésion resteront ambitieux pour accompagner les projets transfrontaliers"
Il a également commenté l’importance des interconnexions énergétiques et ferroviaires entre les trois pays, notamment la LGV, projet considéré comme structurant. Il a rassuré les élus espagnols sur l'engagement de la France concernant cette infrastructure.
Immigration et sécurité
La lutte contre le narcotrafic et la politique migratoire ont également été au cœur des discussions. "Notre coopération est déjà fortement ancrée, avec des saisies significatives de drogue," a affirmé Haddad. Il a évoqué l'adoption récente d'un règlement destiné à expulser les migrants en situation irrégulière, soulignant la nécessité de solutions collectives face à ces enjeux.
Accompagné de Naima Moutchou, ministre des Outre-Mer, Benjamin Haddad a insisté sur l'importance de valoriser les régions ultramarines, qui enrichissent le pacte européen par leur diversité culturelles et environnementale. "Il est essentiel de simplifier leurs interactions à l'échelle européenne pour éviter toute fragmentation", a-t-il conclu, après avoir pris contact avec le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray.







