Suite aux violences éclatées après la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement a annoncé, par la voix de Sébastien Lecornu, un projet de loi qui sera discuté en juillet. Cette initiative visera à faire assumer aux auteurs de ces actes le coût des dégradations dans l'espace public.
Lors de sa déclaration faite le 14 juin, Lecornu a souligné l'urgence d'une telle mesure : « Dans un contexte de finances publiques dégradées, il est inacceptable que la collectivité supporte les dégâts causés par quelques-uns ». Cette nouvelle législation est envisagée comme une manière de responsabiliser les participants à ces attroupements violents.
« Demain, toute personne impliquée dans un rassemblement violent responsable de dégradations sera tenue de contribuer à leur réparation. L'idée est simple : chacun doit assumer les conséquences de ses actes », a-t-il précisé. Les moyens de paiement pourraient être adaptés aux capacités financières des individus, permettant même des versements échelonnés, tout en préservant leur reste à vivre.
Cette approche a reçu un accueil mitigé parmi les experts. Pierre Moreau, sociologue, estime que « cette loi pourrait avoir un effet dissuasif, mais il faudra veiller à ce qu’elle ne pénalise pas les plus vulnérables ». D'autres, comme Marie Dupont, juriste, soulignent que « l'éducation à la responsabilité est essentielle, mais cela ne doit pas occulter la nécessité de prévenir ces émeutes par des actions en amont ».
Cette mesure, qui s’inscrit dans une volonté gouvernementale plus large de responsabilité citoyenne, pourrait marquer un tournant dans la gestion des violences publiques, comme le rapportent plusieurs médias, tels que Le Monde.







