Dans un contexte tendu, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a suscité l’indignation en assistant au Grand Prix de Formule 1 de Monaco le dimanche 7 juin, alors qu’une marche blanche en hommage à Lyhanna, une collégienne tragiquement décédée, se tenait dans le Gers. Critiqué pour ce choix, il a tenu à clarifier sa position dans une interview accordée à BFMTV.
Répondant aux journalistes, Bardella a argumenté que la famille de Lyhanna avait explicitement demandé l'absence de responsables politiques à la marche, soulignant que seules quelques personnalités locales étaient présentes, comme le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, et le député David Taupiac.
Lorsqu’on lui a reproché la discordance entre l’émotion du public et son attitude relaxée en tribune VIP, il a provoqué une controverse avec sa déclaration : "Des marches blanches, il y en a tous les jours !". Bien que cette remarque soit jugée déplacée par de nombreux observateurs, elle a mis en lumière le fossé qui peut exister entre le discours politique et la réalité de la société française. En effet, comme le soulignent plusieurs quotidiens français, il est rare d’organiser une telle marche quotidiennement.
Un tournant pour la société
Concernant l'affaire Lyhanna, Bardella a déclaré que cet événement représentait un moment charnière pour la France, rappelant d’autres tragédies similaires, comme celles de Lola et Philippine, qui mettent en lumière, selon lui, non pas une société plus violente, mais un État incapable de protéger ses citoyens face à la montée de l’insécurité. Un sentiment que partagent de nombreux Français, comme l’indiquent les résultats d’enquêtes récentes.
En dépit de la polémique, le président du RN a réaffirmé son intérêt pour la Formule 1, évoquant ses habituelles visites aux Grands Prix aux côtés de sa famille. Selon lui, ce sport est une activité qu’il apprécie énormément et qui fait partie de ses traditions familiales.







