Ce mardi matin, une vingtaine d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) se sont rassemblés devant l'inspection académique de Bastia, à l'initiative d'un mouvement national. Ils expriment leur ras-le-bol face à des conditions de travail jugées inacceptables, et réclament une revalorisation salariale ainsi qu'une reconnaissance complète de leurs qualifications.
Les AESH dénoncent un système à bout de souffle et demandent un vrai statut, des salaires plus justes et surtout, une valorisation de leur rôle essentiel au sein du système éducatif. L'un des porte-parole de cette mobilisation, qui a eu lieu en pleine grève nationale, a affirmé que cela ne pouvait plus durer : "Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans de telles conditions".
Le statut de fonctionnaire pour tous les AESH
Une délégation de la FSU-SNUIpp 2B a été reçue par la directrice départementale de la DSDEN. Santa Piselli, représentante syndicale, a insisté sur la demande d'accorder à tous les AESH un statut de fonctionnaire. "Avec ce statut, ils pourront travailler à temps plein, ce qui implique une meilleure rémunération pour un service de qualité", a-t-elle déclaré. Cette perspective est particulièrement importante, alors qu'il est souvent regrettable de constater qu'un AESH doit quitter son poste en milieu de journée, laissant l'élève sans accompagnement.
En parallèle, les AESH demandent également davantage de moyens et la mise en place de programmes de formation continue pour mieux préparer les accompagnants, qui sont jugés "personnels ressources indispensables" dans les écoles. Cette position a été soutenue par plusieurs experts en éducation, pointant du doigt la nécessité d'un accompagnement constant et adapté pour les élèves en situation de handicap, afin d'assurer leur plein développement dans le cadre scolaire.
Ce mouvement met en lumière des enjeux cruciaux pour le système éducatif, où la voix des AESH doit être entendue et prise en compte pour construire un avenir plus juste pour les élèves en situation de handicap. D'autres manifestations similaires sont prévues dans d'autres régions, soutenues par des syndicats et associations qui plaident pour des réformes nécessaires dans le secteur de l'éducation.







