Indémodable des plaisirs culinaires estivaux, le barbecue n'est pas neutre en termes de bilan carbone. Nos conseils à destination des rôtisseurs du dimanche dotés d'une fibre écologique.
À la belle saison, les Français réalisent en moyenne 17 barbecues par an. Bien que cela puisse sembler insignifiant, l'accumulation de ces événements, couplée à la chaleur estivale, contribue à la pollution de l'air. Par exemple, en région Auvergne-Rhône-Alpes, un arrêté préfectoral de 2017 a instauré des mesures visant à limiter ou interdire les barbecues à combustible solide lors des épisodes de pollution. Alors, comment profiter de bonnes grillades sans culpabilité cet été ?
Choisir le bon type de barbecue
Investir dans un barbecue au gaz se révèle être une option écologiquement responsable. Ce choix émet beaucoup moins de particules polluantes par rapport aux barbecues au charbon de bois, qui sont connus pour relarguer un cocktail de substances nocives pour la santé. En effet, un barbecue au gaz émet jusqu'à 500 fois moins de particules fines et 100 000 fois moins de benzo[a]pyrène, un hydrocarbure cancérigène, que son homologue à charbon.
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Le charbon, un choix crucial
Pour ceux qui préfèrent le barbecue au charbon, il est essentiel de choisir un combustible de qualité. En effet, la France importe une grande partie de son charbon de bois, dont 43% de production ne mentionnent même pas leur origine. Pour réduire l'impact environnemental, privilégiez les charbons français qui génèrent moins de cendres et se consument plus lentement. Les charbons écologiques, réalisés à partir de matériaux comme le coco, le maïs ou le chêne, constituent une alternative intéressante, mais assurez-vous de leur provenance.
Éviter les allume-feux chimiques
Les allume-feux liquides, souvent utilisés, sont à proscrire en raison de leur toxicité et des risques d'accidents qu'ils engendrent. Optez plutôt pour des allume-feux à base de bois recyclé, imprégnés de cire ou d'huile végétale, qui sont inodores et non nocifs. Si vous préférez le bois, assurez-vous qu'il soit bien sec, ayant séché au moins deux ans avant usage. Pour une cuisson réussie, un peu d'effort est nécessaire.
*(1) D'après une étude réalisée en 2016 par l'institut de sondage Idealo.
*(2) L'intégralité de l'article "Barbecue, qualité de l'air et santé" sur le site de l'ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, observatoire agréé par le ministère de la Transition écologique.
*Initialement publié le 25 juillet 2019, cet article a fait l'objet d'une mise à jour.







