À partir du 1er janvier 2025, l'absence d'un budget approprié pourrait entraîner une augmentation significative des impôts en France, conséquence directe de la censure imposée par le gouvernement de Michel Barnier. Pour éviter cette situation, un budget devra être préparé et voté d'ici le printemps prochain.
Lors de la présentation de son projet budgétaire, Michel Barnier avait prévu d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu à l'inflation. Cependant, cette mesure a été bloquée, menaçant ainsi plus de 17 millions de citoyens français de voir leurs impôts augmenter. En outre, environ 380 000 nouveaux foyers pourraient entrer dans la catégorie des contribuables, comme l'a indiqué Laurent Saint-Martin, ancien ministre délégué au Budget. Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, a annoncé des intentions de finaliser le budget d'ici la mi-février ; en attendant, les seuils actuels resteront basés sur ceux de 2024.
Une possibilité de retour en arrière jusqu'au 1er mars
Il existe cependant une lueur d'espoir : si un budget est adopté avant le 1er mars, certaines modifications fiscales peuvent être envisagées. Une nouvelle loi budgétaire pourrait inclure une mesure d'indexation favorable, validée par le Conseil constitutionnel, explique l'économiste Xavier Timbeau, directeur principal de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Ce délai de trois mois pour trouver un budget est serré, mais la question de l'indexation de l'impôt sur le revenu demeure un sujet généralement consensuel au sein du Parlement.
Une incertitude financière en l'absence de budget
Que se passera-t-il si aucune loi de finances n'est votée avant le 1er mars ? Les conséquences de l'inflation risquent d'être inéluctables, rendant presque impossible toute correction sur les feuilles d'imposition. Dans ce cas, les seuils d'imposition de 2024 seraient reconduits, avec des implications financières considérables pour les contribuables. Avec les premières déclarations d'impôts en avril, le calendrier s'annonce ardu. La mise en place du prélèvement à la source a déjà modifié la dynamique fiscale, et l'absence de budget poserait de sérieux défis, d'autant plus qu'il est incertain que François Bayrou parvienne à naviguer ces eaux politiques tumultueuses.







