Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge a récemment mis en lumière des données concernant près de 2 millions de personnes à travers le monde, afin d'examiner les relations entre la consommation de viande rouge et de viande transformée et la survenue du diabète de type 2.
La viande rouge, incluant le bœuf, le porc, l'agneau et le veau, est souvent louée pour ses protéines de haute qualité, ses vitamines et son fer facilement absorbable. Cependant, des études ont montré qu'elle est également considérée comme un cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). D'autre part, la viande transformée, comprenant des produits comme les charcuteries et les saucisses, est classée comme cancérogène avéré, ce qui signifie qu'elle augmente le risque de développer un cancer.
la viande transformée et le diabète de type 2
Les chercheurs, à l'aide de 31 groupes d'étude dans différentes régions du monde, ont examiné 1,9 million d'adultes qui n'étaient pas diagnostiqués avec un diabète au début de l'étude. Les participants ont été invités à faire un suivi quotidien de leur consommation de viande, et les scientifiques ont collecté des données sur leur âge, sexe, niveau d'activité physique, ainsi que leur consommation d'alcool et de tabac.
Dix ans plus tard, 107 271 personnes avaient développé un diabète de type 2. Les résultats ont révélé une corrélation significative entre les habitudes alimentaires, en particulier la consommation de viande rouge et transformée, et le développement de la maladie. Les chercheurs ont observé un risque accru associé à la viande transformée. Ce lien était particulièrement marqué en Amérique et en Europe, mais moins évident en Asie et dans la région méditerranéenne. Par ailleurs, en Europe, la consommation de volaille était également liée à un risque plus élevé, bien que moindre que celui lié à la viande rouge et transformée.
l'impact des acides gras saturés
Le diabète de type 2 est une affection chronique qui se manifeste par un taux de glucose sanguin excessif. Ce taux est normalement régulé par le pancréas grâce à l'insuline. Cependant, les personnes atteintes de diabète de type 2 peuvent développer une résistance à l'insuline, compromettant ainsi la régulation du glucose. Cette condition peut, à long terme, avoir des effets néfastes sur les vaisseaux sanguins et les nerfs, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires.
Les résultats de l'étude de Cambridge suggèrent que le surpoids et les choix alimentaires, en particulier la consommation de viande rouge et transformée, jouent un rôle significatif dans l'émergence du diabète. Les scientifiques soulignent que la forte teneur en acides gras saturés présents dans ces types de viandes pourrait contribuer à la résistance à l'insuline, renforçant ainsi les risques de complications liées au diabète.







