62, 64, 65 ans ? Dixit le nouveau projet de réforme des retraites présenté le 17 février à l’Assemblée nationale, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 62 ans. Toutefois, une notion d'"âge d'équilibre" plus tardif apparaît, visant à encourager un travail prolongé. Voyons plus en détail ces enjeux.
L’âge légal de départ maintenu
Les futurs retraités pourront toujours quitter le monde du travail à 62 ans. Cependant, selon l’article 10 du projet, l’âge d’équilibre sera instauré pour promouvoir une meilleure pension en échange d’un départ à une date ultérieure. Ce choix de départ précoce entraînera une réduction de 5% de la pension par an d’avance par rapport à l’âge d’équilibre, et ce, à vie. En revanche, un prolongement de l’activité permettra d’obtenir une bonification de 5% de la pension.
L’âge d’équilibre fixé à 64 ans… peut-être
Des expertises antérieures, telles que celle de Jean-Paul Delevoye, ancien haut-commissaire à la réforme des retraites, estimaient l’âge d’équilibre à 64 ans. Cet âge avait été introduit comme "âge pivot" par le gouvernement en 2019, mais face à de vives oppositions, cette idée avait été suspendue. Cet âge d'équilibre, lui, rappelle ce concept tout en visant à corriger les déséquilibres financiers du système.
… Ou potentiellement plus tard ?
Le projet stipule que l’âge d’équilibre devra être déterminé en fonction de l’âge moyen de départ à la retraite, sans départs anticipés, tout en s'ajustant selon les projections financières de la Caisse nationale de retraite universelle. Selon des analyses récentes, cet âge pourrait atteindre 65 ans pour la génération 1975, correspondant à un départ à taux plein après 43 ans de cotisations.
Les départs anticipés restent envisageables, grâce à un dispositif de carrières longues; les travailleurs ayant débuté leur activité avant 20 ans pourront quitter le marché du travail dès 60 ans, généralement sans minoration. De plus, les discussions sur les métiers pénibles se poursuivent pour garantir des options de départ adaptées.







