La campagne de déclaration des revenus de 2026, concernant les gains de 2025, a débuté le 9 avril. Les plateformes comme Vinted, Airbnb, Leboncoin et Blablacar font l'objet d'une attention particulière de la part des autorités fiscales. Les règles varient en fonction des plateformes et des montants.
La déclaration d'impôts peut réserver des surprises pour ceux qui s'adonnent au commerce en ligne. Comme le souligne RMC, les revenus générés sur des plateformes telles que Vinted, Leboncoin, Airbnb ou Blablacar font maintenant l'objet d'une surveillance accrue de l'administration fiscale. La vente de vêtements, la location d'une chambre ou le partage des frais d'un trajet n'ont cependant pas tous les mêmes réglementations.
Revenus de vente entre particuliers : des seuils à respecter
Les utilisateurs occasionnels de sites de vente entre particuliers, tels que Vinted ou Leboncoin, bénéficient d'une protection substantielle. Ainsi, la revente de biens personnels, par exemple des voitures, des meubles ou des appareils électroménagers, est exonérée d'impôts, quel que soit le montant obtenu. Pour les vêtements, Vinted propose aux utilisateurs de remplir un rapport DAC7 à partir de 30 ventes dans l'année ou 2 000 euros de gains, mais cela ne signifie pas pour autant que l'imposition s'applique automatiquement.
Vinted et Leboncoin : seuils d'imposition
En pratique, un particulier revendant quelques objets personnels ne s'expose généralement pas à des impôts. L'exonération reste valable tant que les gains annuels ne dépassent pas 5 000 euros. Au-delà de ce seuil, les gains sont imposables au titre des plus-values de cession de biens meubles, taxées à 19 %. Les bijoux et objets de valeur sont soumis à un régime fiscal spécifique.
Concernant le covoiturage via Blablacar, la règle est différente : les revenus n'ont pas besoin d'être déclarés si le conducteur voyage à titre personnel et ne dépasse pas les frais engagés. Toutefois, si un tarif est fixé pour réaliser un bénéfice au-delà des coûts, cette plus-value doit être déclarée.
Location de logements : des obligations précises
La location d'une propriété via des plateformes comme Airbnb ou Abritel est généralement considérée comme une activité commerciale. Ainsi, les revenus provenant de locations saisonnières doivent presque toujours être déclarés. L'exception concerne la location d'une partie de sa résidence principale, qui est exonérée jusqu'à 760 euros par an. Ce plafond est facilement atteint, en particulier dans les grandes villes ou zones touristiques, rendant la déclaration presque nécessaire pour ceux qui louent régulièrement.
Pour toutes ces raisons, il est essentiel de bien s'informer sur ses obligations fiscales afin d'éviter des malentendus avec le fisc et de garantir une déclaration en conformité avec la loi.







