La Corse-du-Sud fait face à une inquiétante recrudescence d'incendies d'origine suspecte. En seulement vingt-quatre heures, deux établissements de restauration ont été la cible de flammes, suscitant la mobilisation des forces de l'ordre. Le parquet d'Ajaccio a confirmé à plusieurs reprises que la piste criminelle est envisagée comme la plus probable.
Le premier incident s'est produit durant la nuit du 29 au 30 avril, lorsqu'un incendie a ravagé la terrasse du restaurant-pizzeria Rossignoli à Sainte-Lucie-de-Tallano, qui était inoccupé au moment des faits. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer. Selon des sources du site Corse Matin, cet incendie a été rapidement suivi d'une enquête pour "destruction de bien par moyen dangereux" et "détention et transport de substance incendiaire".
Le lendemain, un nouveau feu a éclaté, ciblant une paillote à Fozzano, également vers deux heures du matin. Là encore, les gendarmes, sous l'autorité du parquet d'Ajaccio, poursuivent leurs investigations avec un intérêt particulier pour la piste criminelle, renforçant ainsi les craintes de la communauté.
Priorités publiques : lutter contre l'incendie criminel
En janvier dernier, Nicolas Septe, procureur d'Ajaccio, avait signalé que les incendies volontaires figuraient parmi les priorités de l'action publique pour 2026, aux côtés de la criminalité organisée et des extorsions. Cette situation préoccupante fait écho aux inquiétudes croissantes des habitants et professionnels de l'île. L'absence de témoins au moment des faits complique les investigations, cependant, les autorités restent déterminées à faire la lumière sur ces incidents.
Face à ces enjeux cruciaux, les professionnels de la sécurité et des experts en criminologie ont exprimé leur appréhension. "Ces actes mettent en péril non seulement des lieux de travail, mais aussi la sécurité des habitants", a déclaré un expert, renforçant l'idée d'une intensification des mesures de prévention et de répression. La lutte contre ces actes criminels est plus que jamais à l'ordre du jour pour les autorités insulaires.







