La mise à l'arrêt des réacteurs n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis le 9 juillet, n°3 au Bugey (Ain) depuis le 10 juillet, et n°2 à Chooz (Ardennes) depuis le 11 juillet, a été due à des conditions climatiques extrêmes. Ce gel est nécessaire pour respecter les limites de rejets des eaux utilisées pour le refroidissement des installations. EDF précise que six autres réacteurs pourraient également voir leur activité ajustée en fonction de l'évolution de la situation : les réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), n°1 et 3 au Blayais (Gironde), ainsi que les réacteurs n°4 et 5 au Bugey.
Avec 57 réacteurs nucléaires garantissant environ 70% de l'électricité française, tous sont stratégiquement situés près d'un cours d'eau ou de la mer pour permettre leur refroidissement.
limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques
Dans le souci de protéger l'écosystème aquatique face à l'augmentation de la température des eaux rejetées, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) impose des limites de chaleur pour chaque site, incitant EDF à réduire son activité lors des vagues de chaleur. Le phénomène, qui a débuté le 4 juillet, impacte directement la production d'énergie nucléaire.
Cependant, selon les récentes prévisions de Météo-France, la chaleur intense devrait reculer dès mercredi, avec une levée de l'alerte rouge dans tous les départements. Mardi, la palme de la température la plus élevée (42,3°C) a été observée à Sartène, en Corse-du-Sud. Les températures issues de la canicule devraient oscillées entre 36 et 38°C dans les zones impactées par le massif central et la vallée du Rhône.







