Dimanche dernier, l'Iran a affirmé que les États-Unis concoctaient secrètement une offensive terrestre, alors que le conflit entre en son deuxième mois, rendant la situation de plus en plus précaire, notamment dans les universités.
Le conflit, qui a éclaté le 28 février suite à une offensive conjointe américano-israélienne sur Téhéran, ne montre aucun signe de déclin.
Israël a récemment communiqué avoir attaqué un site crucial dédié à la production de missiles en Iran, tout en poursuivant ses frappes sur plusieurs cibles. L'armée israélienne a signalé la chute de débris de missile dans un complexe industriel dans le sud du pays.
À Téhéran, des explosions, dont une particulièrement forte, ont été rapportées par un journaliste de l'AFP. Le ministère de l'Énergie a également signalé des coupures de courant dans la capitale, conséquence d'attaques sur des installations électriques.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont menacé de cibler les universités américaines au Moyen-Orient, incitant certaines d'entre elles à se tourner vers le cours en ligne pour des raisons de sécurité.
"Chaque jour, les gens se réveillent dans l'inquiétude, face à un avenir incertain", confie Farzaneh, 62 ans, depuis Ahvaz, exprimant le sentiment général que la guerre ne résoudra pas les problèmes actuels.
Les spéculations autour d'un éventuel déploiement de troupes américaines au sol se renforcent, alors que Donald Trump garde une position ambigüe sur ce sujet. Selon le Washington Post, le Pentagone envisagerait des opérations terrestres prolongées.
Pour sa part, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait, vendredi, minimisé cette probabilité, affirmant que Washington pourrait atteindre ses objectifs sans troupes au sol. Pourtant, un navire d'assaut amphibie, avec environ 3 500 marins et militaires à bord, a récemment été déployé dans la région.
"L'ennemi envoie des messages de paix tout en préparant secrètement une offensive terrestre", a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, avertissant que les forces iraniennes sont prêtes à riposter.
Des discussions de paix se déroulent également en coulisses. Des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens se sont réunis à Islamabad pour explorer des solutions pacifiques, avant d'autres rencontres prévues.
En réponse à la situation, l'Iran frappe des installations américaines et économiques dans le Golfe pour faire monter les enchères, ciblant des fonderies d'aluminium au Bahreïn et aux Émirats. Au Koweït, une attaque a blessé dix militaires.
Téhéran menace d'attaquer les universités américaines au Moyen-Orient en représailles à des frappes sur des établissements iraniens.
L'Université de technologie d'Ispahan a récemment signalé avoir subi des attaques américano-israéliennes. Les Gardiens de la Révolution ont mis en garde que toute autre agression serait suivie de représailles.
L'Université américaine de Beyrouth a décidé de passer aux cours en ligne pendant deux jours, tandis que l'Université américaine de Madaba en Jordanie a pris une mesure semblable.
L'Iran continue de bloquer le détroit d'Ormuz, nerf vital pour le transport mondial de pétrole, exacerbant la crise énergétique. De nombreux gouvernements, de Bangkok à Berlin, s’efforcent de gérer la flambée des prix.
Une intensification du conflit pourrait également provenir des rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, qui ont annoncé avoir lancé des attaques contre Israël.
Parallèlement, Israël poursuit ses frappes sur le Liban, où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné d'élargir la zone de sécurité dans le sud, tandis que le bilan des frappes israéliennes atteint 1 238 morts, dont 124 enfants, selon le ministère libanais de la Santé.
Les tensions restent vives, la situation dans la région demeurant critique.







