Ce mardi, le tribunal de Bastia a prononcé des peines de 4 ans et 30 mois de prison contre deux hommes, jugés en comparution immédiate pour des vols avec violence survenus les 20 et 21 mai derniers sur l’Aldilonda et la place d’Armes. Ces affaires distinctes ont suscité une vive émotion dans la cité bastiaise et au-delà.
Deux vols à l’arraché et un vol par ruse
Lors de l’audience, Anass Rami, un Marocain de 29 ans, a été reconnu coupable d’avoir volé deux paquets de cigarettes dans un tabac de Montesoro. Selon le président du tribunal, Philippe Bergeron, « Moins de dix minutes après, une seconde victime au téléphone a subi un vol à l’arraché ». Après avoir été interpellé, Rami a tenté de fournir une fausse identité, mais a ensuite été identifié grâce à des images de vidéosurveillance, comme l’a noté Le Figaro.
Les membres de sa famille ont témoigné de ses problèmes d’alcoolisme et de ses difficultés à maintenir un emploi stable. L’avocat de Rami, Me Pauline Francisci Acquaviva, a plaidé les circonstances atténuantes, évoquant « un dossier d’une immense misère sociale ». Néanmoins, le tribunal a tranché en faveur d’une peine de 30 mois de prison, de surcroît avec interdiction de porter une arme et d’entrer sur le territoire français pendant cinq ans.
Vol avec violence sur la place d’Armes
Le second accusé, Dawoud Boutaya, 33 ans, originaire d’Algérie, a également été jugé pour un vol avec violence sur une victime de 85 ans. Les circonstances étaient particulièrement inquiétantes, car la victime a été blessée lors de l’arrachage de son collier. Le procureur a qualifié les faits de « particulièrement graves », notamment en raison de la vulnérabilité de l’octogénaire.
Malgré sa défense affirmant ne rien avoir fait de répréhensible, Boutaya a été condamné à quatre ans de prison. L’avocat de ce dernier a contesté la validité de la procédure en soulignant des problèmes de compréhension des droits de son client lors de son arrestation. Cependant, le président du tribunal a réfuté cette argumentation, qualifiant la défense de Boutaya de « intolérable ».
Ces décisions judiciaires ont non seulement pour objectif de punir les coupables, mais aussi de rappeler la responsabilité de chacun dans le maintien de la sécurité civique à Bastia, comme le souligne l’expert en criminologie, Dr. Jean-Marc Simon.







