Le Parquet européen a annoncé la réalisation de perquisitions ce 28 mai, à Ajaccio et dans ses environs, dans le cadre d’une enquête portant sur des suspicions de fraudes aux marchés publics et aux subventions du plan de relance post-Covid.
Ces interventions ont eu lieu les 27 et 28 mai, et visent "des soupçons de comportements frauduleux dans le cadre de marchés publics financés par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et l’initiative REACT-EU". Une somme d’environ 18 millions d’euros aurait été concernée, destinée à aider les entreprises locales à rebondir après la crise sanitaire.
Des documents et preuves numériques saisis
Les enquêteurs ont mené des perquisitions "au domicile de plusieurs personnes ainsi que dans les locaux d’organismes publics et d’entreprises privées". Au cours de ces opérations, "des documents et des preuves numériques ont été saisis", a précisé le Parquet européen. D’après Corsica-Matin, certains sites, dont l'Agence de développement économique de la Corse (ADEC) et la Caisse de développement de la Corse (CADEC), ont également été inspectés.
Cette enquête bénéficie de la coopération de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de la Direction nationale de la police judiciaire.
Interrogé ce matin par RCFM, Gilles Giovannangeli, président du Conseil exécutif de Corse et de l'ADEC, a décliné toute déclaration.
En conclusion, le Parquet européen souligne que "toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par les juridictions françaises compétentes".







