Une femme de 46 ans se retrouve présentement jugée aux Assises de Meurthe-et-Moselle pour avoir tenté d'assassiner son fils de 10 ans en décembre 2020 à Villers-lès-Nancy. Au cours de la première journée d'audience, elle a témoigné d'une lutte contre une dépression profonde, insistant sur le fait qu'elle n'avait jamais voulu nuire à son enfant.
Le drame s'est déroulé dans la nuit du 5 au 6 décembre 2020, alors que la mère, ivre et dans un état de délire, a été découverte par les policiers en train de crier qu'elle souhaitait tuer sa famille sans leur faire de mal. Peu de temps avant, elle avait administré un puissant somnifère à son fils et tentait de faire de même avec son mari, ainsi qu’avec leur chat, retrouvé mort le soir des faits, comme l'a rapporté France 3.
La situation a pris une tournure tragique lorsque son mari, alerté par des cris, est intervenu et a découvert sa femme essayant d'étrangler leur fils avec un oreiller. Le jeune garçon a subi deux coups de couteau, l'un superficiel au thorax et un autre, plus sérieux, au niveau de la jugulaire. Fait troublant, l'accusée a cherché des informations sur 'jugulaire' sur Internet quelques minutes avant son acte, ce qui souligne son état d’angoisse.
“Je n'étais plus du tout moi-même”
Dans le box, l'accusée, soignée et calme, a déclaré lors de son interrogatoire qu'elle n'était plus elle-même à ce moment-là. Elle a avoué avoir commencé à consommer de l'alcool régulièrement avant le drame, une échappatoire à sa souffrance psychologique, exacerbée par la maladie mentale de son mari, qui souffre de schizophrénie, et le décès récent de son grand amour.
Elle a expliqué que son quotidien était devenu intenable, une réalité pointée du doigt par son avocat, Maître Robinet, qui a insisté sur le fait qu'elle s'est laissée déborder par l'irrationnel. Toutefois, son confrère, Maître Grandhaye, représentant les parties civiles, a averti : “On ne tente pas d’assassiner son fils à cause de difficultés personnelles”.
Des jours assombries par des événements tragiques
La mère a également révélé que sa descente aux enfers était liée à une série d’événements tragiques. Elle a conféré ses intentions de se suicider dans un message à un homme qu’elle connaissait avant d'agir. La pression émotionnelle s'est avérée insupportable, la laissant sans recours, piégée dans une spirale de désespoir.
Les jours suivants l'incident, elle a exprimé sa conviction qu'elle n'était pas dans un état normal, cherchant des nouvelles soulagées de son fils, qui, bien qu'en colère contre elle, continue de lui démontrer de l'affection.
Le procès se poursuit, avec des témoignages subséquents de l'enfant, prévu en huis clos. La question de l’altération du discernement de l'accusée sera déterminante pour établir sa responsabilité au moment des faits. Les plaidoiries et le verdict sont attendus le vendredi 29 mai.







