La disparition de Lyhanna dans le Gers, une fillette âgée de 11 ans introuvable depuis le 29 mai, suscite une onde de choc. Annie Gourgue, présidente de l'association La Mouette, qui lutte contre la maltraitance des enfants, a exhorté le principal suspect, Jérôme B., à s'exprimer. Ce dernier, mis en examen pour "enlèvement et séquestration", est le père d'une amie de la victime.
"C'est un prénom de plus qui s'ajoute à la triste liste des enfants disparus," confie Annie Gourgue. La militante se mobilise depuis des années pour la protection des mineurs et se dit profondément affectée par cette affaire. Elle a contacté le maire de Fleurance pour offrir le soutien psychologique nécessaire à la famille de Lyhanna, exprimant son incompréhension face au silence du suspect. "S'il est impliqué, il doit parler!" exhorte-t-elle.
Appel à plus de vidéosurveillance
Depuis la disparition de Marion Wagon en 1996, Annie n'a jamais cessé de revendiquer des mesures pour mieux protéger les enfants. Selon elle, la société moderne, avec la rapidité des réseaux sociaux, a évolué, facilitant la circulation de l'information.
"Nous militons pour davantage de vidéosurveillance près des écoles et des collèges. Dans un cas récent à Tonneins, la vidéosurveillance a permis d'identifier un agresseur," explique-t-elle en faisant référence à l'affaire de Vanesa, où des caméras ont été déterminantes. Elle plaide pour une plus grande vigilance face à ces drames.
Envisageant de se constituer partie civile, l'association La Mouette prévoit d'intervenir légalement dans ce dossier, comme elle l'a fait par le passé pour d'autres familles. "Cette attente est un véritable cauchemar pour la famille de Lyhanna. Leur souffrance est amplifiée par le silence du suspect," conclut-elle.







