Un coup de filet retentissant : un réseau illégal de trafic de stupéfiants, basé dans la cité de la Bricarde, a été neutralisé par la police à Marseille le 1er juin, comme l'annonce le parquet. Les premières estimations indiquent que ce trafic rapportait jusqu'à 9 000 euros par jour.
Dix-sept individus ont été arrêtés au cours de cette opération. Selon les enquêteurs, cette organisation était capable de générer près de 270 000 euros par mois juste à Bricarde. En intégrant ses activités de livraison dans d'autres départements, son chiffre d'affaires mensuel pourrait atteindre entre 5 et 6 millions d'euros à l'échelle régionale.
L'enquête a démarré à l'été 2025, suite à des informations fournies par la cellule de renseignements opérationnels sur les stupéfiants (CROSS13). Les investigations menées par le Service interdépartemental de police judiciaire des Bouches-du-Rhône ont révélé une structure organisationnelle sophistiquée, active au-delà de Marseille.
Un réseau tentaculaire
Les enquêteurs ont découvert que le réseau ne se limitait pas à la vente de cannabis dans la cité elle-même. Il agissait comme semi-grossiste dans plusieurs départements du sud de la France, allant du Var aux Alpes-Maritimes. Leurs opérations étaient telles qu'ils écoulaient entre 150 et 400 kilos de stupéfiants par mois dans ces zones.
Des saisies impressionnantes
La grande opération du 1er juin a mobilisé 210 membres des forces de l'ordre dans plusieurs villes, dont Marseille, Aix-en-Provence et Nice. Collaborant avec des unités spécialisées, les autorités ont procédé à plusieurs perquisitions qui ont révélé un impressionnant arsenal : 69 kilos de résine de cannabis, 46 kilos d'herbe de cannabis, 2 kilos de cocaïne, ainsi que des milliers de comprimés d'ecstasy et de MDMA. À cela s’ajoutaient cinq armes à feu, plusieurs centaines de munitions et plus de 260 000 euros en liquide, de quoi soulever des inquiétudes sur l'armement des trafiquants.
A l'issue de ces arrestations, les suspects, âgés de 18 à 60 ans, ont été présentés au juge. La majorité a été placée en détention provisoire tandis que d'autres ont reçu un contrôle judiciaire. C'est un nouvel épisode dans la lutte acharnée des autorités contre le trafic de drogue dans le sud-est de la France, comme l’indique un rapport d’ICI Provence.
Ce démantèlement illustre la difficulté croissante à lutter contre les réseaux de trafic qui s'étendent à travers le pays. Des experts comme Jean-Baptiste Deffis, criminologue à Marseille, ajoutent : "La complexité de ces réseaux nécessite une collaboration étroite entre différentes agences, ce que nous avons observé lors de cette opération."







