Un homme de 36 ans, en situation irrégulière, a été déclaré coupable par le tribunal judiciaire de Bayonne de violences répétées sur sa compagne. Ce dernier a écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis.
Lors de son arrivée dans le tribunal, la victime, âgée de 22 ans, est tombée en larmes et a demandé à quitter la salle, incapable de faire face à son ancien partenaire. Ce dernier, d'origine algérienne, avait cohabité avec elle à Biarritz entre janvier et juin 2026, période durant laquelle les violences se sont intensifiées.
Son témoignage illustre une détérioration de la relation, notamment durant sa grossesse, où elle a été victime d'insultes constantes. Des déclarations corroborées par des proches lors des interrogatoires de la police de Biarritz. La jeune femme avait déjà signalé à plusieurs reprises ces abus, témoignant d’une escalade inquiétante de la violence. Le 18 juin, un incident particulièrement violent s'est produit, la poussant à porter plainte.
Dix mois ferme requis
A la barre, l'accusé a été jugé peu crédible par la procureure, Fanny Fournier, qui a mis en lumière sa tendance à mentir sur les circonstances. Il a tenté de faire porter la responsabilité des violences à sa compagne, alléguant qu'elle était la source des conflits, tout en évoquant un faux récit de protection de leur enfant.
Le juge a fait remarquer que, bien que l'accusé n'ait pas d'antécédents judiciaires significatifs, il était en possession de plusieurs identités, ce qui a éveillé des soupçons sur la véracité de ses déclarations. La procureure a demandé une peine de dix mois de prison ferme, avec interdiction de séjour sur le territoire français pendant cinq ans et retrait de l'autorité parentale.
« Je suis choquée par le déni répété des agresseurs », a commenté Me Marjorie Mailhol, avocate de la victime. Son adversaire a plaidé pour l'acquittement, arguant que le dossier était insuffisamment solide.
Finalement, après réévaluation des faits, le tribunal a infligé une peine de six mois de prison avec sursis, accompagnée d'une interdiction de contact avec la victime et son enfant pendant un an.







