Un homme de 54 ans est tombé sous les radars des autorités françaises, notamment de France Travail et la Caisse d’allocations familiales, en utilisant des faux documents pour escroquer près de 239.000 euros durant deux ans, selon des informations rapportées par Ouest-France.
Le suspect, de nationalité franco-allemande, a réussi à accumuler jusqu’à 12.000 euros d’indemnités chômage par mois en multipliant les identités. La fraude a été dévoilée par les enquêteurs de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim).
Création de sociétés fictives
Arrêté en Loire-Atlantique, cet homme a également opéré dans d'autres régions, telles que les Pyrénées-Atlantiques, l’Aveyron et Paris. En élaborant des stratagèmes astucieux, il est parvenu à berner les services anti-fraude.
Parmi ses manigances, il a fondé une société à un faux nom et s'est ensuite fait embaucher sous une fausse identité. Pour justifier son licenciement, il a produit des documents falsifiés qui lui permettaient d’accéder à des allocations chômage.
Manipulation des règles d’indemnisation
De plus, le suspect a exploité un subtil mécanisme concernant les travailleurs frontaliers. Comme l’explique le site de France Travail, un salarié ayant travaillé à l'étranger peut, sous certaines conditions, être indemnisé en France. Il a ainsi fourni des attestations d’employeurs fictifs en provenance de Suisse.
Au cours de sa garde à vue, l’homme a reconnu les faits, affirmant avoir dépensé l’argent principalement dans le jeu. Le parquet de Saint-Nazaire a décidé de le renvoyer devant la justice en 2027.







