Une plainte a été enregistrée ce lundi au commissariat d'Auxerre par le collectif Nous Toutes suite à une agression survenue le 8 mars dernier. Cet incident s'est produit lors d'une manifestation organisée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.
Ce jour-là, alors que le collectif dénonçait les violences sexistes et sexuelles, deux jeunes hommes ont attaqué un de leurs stands. Selon les témoignages, ils ont d'abord vandalisé le matériel en détruisant pancartes et affiches, avant de passer à l'acte physique contre Anne Trémolières, une des membres.
"J'ai été frappée et mon téléphone a chuté au sol. Il était clair que notre matériel était visé par une violence gratuite. J'ai été frappée par la haine qui émanait de nos agresseurs, notamment de l'individu principal, qui semblait porter un réel ressentiment contre nous. Je souhaite que cette plainte rappelle à tous qu'il existe des limites à ne pas franchir," a déclaré Trémolières.
Elle a ajouté qu'il est essentiel de faire la distinction entre un combat d'idées et un combat physique, affirmant que le collectif ne cherche pas à imposer ses opinions par la violence. Suite à cette agression, les membres de Nous Toutes Auxerre ont décidé de renforcer la sécurité pour leurs futurs événements.
Les forces de l'ordre ont depuis identifié les deux agresseurs. Ce type d'incident souligne une tendance alarmante de violences à l'encontre des mouvements féministes en France. Selon une enquête réalisée par l'Association Nationale des Femmes de France, près de 30% des militantes ont déjà été confrontées à des actes de violence ou d'intimidation. L'espoir de justice demeure, alors que le collectif se bat pour faire avancer leurs revendications.







