Le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, un événement qui a déclenché une réaction d'indignation au sein du gouvernement français.
Chan Thao Phoumy, âgé de 62 ans et originaire du Laos, a été exécuté en Chine après avoir été initialement condamné à la réclusion à perpétuité. Son cas a été révisé, conduisant à une condamnation à mort en raison de nouveaux éléments
Le ministre des Affaires étrangères a exprimé la « consternation » du gouvernement français, soulignant que malgré les efforts déployés pour obtenir une clémence pour Chan, « la défense de M. Chan n'a pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé. »
Les accusations portées contre lui incluent la fabrication et le transport de méthamphétamines, et il aurait fait partie d'un réseau ayant produit d'importantes quantités de cette drogue entre 1999 et 2003.
Contexte international et implications
Avec les chiffres fournis par ECPM, il est révélé que Chan fait partie des quatre Français actuellement condamnés à mort. Parmi eux, on retrouve Nora Lalam, condamnée en Algérie, et deux autres individus liés à un attentat en 1994 au Maroc.
Un autre ressortissant français, Serge Atlaoui, avait été condamné à mort en Indonésie en 2007, mais sa peine a été commuée en 30 ans de réclusion après un accord diplomatique. Il a été libéré en juillet dernier.
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, publié en 2024, la Chine reste en tête des pays procédant le plus fréquemment aux exécutions. Les chiffres précis demeurent cependant classés secret d'État, rendant difficile l'évaluation de l'ampleur du phénomène.







