L’attrait pour la campagne poitevine redonne vie à des propriétés uniques, attirant une clientèle variée, bien au-delà des frontières locales.
En ce début de saison, Delphine Dupain, directrice de l’agence Espaces Atypiques, affirme : « Le secteur de l’immobilier ancien montre des signes probants de reprise après des années difficiles. Les transactions rattrapent leur retard tandis que les prix demeurent stables. Le marché de l’atypique et du haut de gamme a subi moins de ralentissements que le marché classique. Bien qu'il ait été touché, il n’a jamais complètement fléchi. »
Cela représente une opportunité pour une niche spécifique, avec des experts attentifs au bien-être de leurs clients. Selon Mme Dupain, « Nous assistons à un retour considérable de clients hors région, notamment des Parisiens et des Bordelais, attirés par la ligne à grande vitesse qui relie Poitiers à ces grandes métropoles. »
La rareté de certains biens renforce leur attrait : des lofts ou appartements prestigieux en centre-ville, des maisons de caractère à Saint-Benoît ou Ligugé, comme cette villa de 1870 inspirée du style palladien, et même un pigeonnier transformé à Mirebeau. Le marché s'avère de plus en plus dynamique.
Un afflux de nouveaux acheteurs hors de la région
Les transactions récentes illustrent cet engouement. Par exemple, une maison d'architecte à Biard, de presque 190 m² avec six chambres pour 350.000 € (HAI) a trouvé preneur. De même, un ancien restaurant rénové à Biard, offrant trois chambres sur 200 m², s’est vendu pour 359.000 € (HAI).
Enfin, à Antoigné, près de Châtellerault, une propriété de style « petit château » du 18e siècle s’est écoulée pour 790.000 € (HAI), disposant de sept chambres, d’un terrain de 12.000 m², d'une piscine, d'une chapelle et d’un parc.
À retenir : une maison d’architecte à Biard, d'une surface de 190 m², se vend à 350.000 € (HAI).







