En janvier, Pyongyang avait annoncé avoir abattu un drone équipé de "matériel de surveillance" dans les environs de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière. Trois civils sud-coréens ont été inculpés suite à cet incident.
Le président sud-coréen Lee Jae-myung a exprimé, le 6 avril dernier, des excuses à l'égard de Pyongyang pour l'incursion de ces drones, qualifiant de "irresponsables" les actions de certains civils. "Bien que notre gouvernement n'ait pas voulu cela, nous regrettons profondément les tensions militaires inutiles causées par ces actes imprudents", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil des ministres.
En janvier, la Corée du Nord avait confirmé avoir abattu un drone censé recueillir des informations, promettant une "réponse terrible" en cas de nouvelle violation de l'espace aérien. Lee Jae-myung a précisé que "la responsabilité de cet incident inacceptable revient à l'administration actuelle, et un membre du Service national de renseignement ainsi qu'un militaire en service actif ont été identifiés comme impliqués".
La Corée du Sud veut renouer le dialogue
En septembre, KCNA, l'agence de presse officielle nord-coréenne, avait accusé la Corée du Sud d'avoir lancé un drone similaire au-dessus de Kaesong, indiquant que celui-ci avait été neutralisé par un brouillage électronique. Répondant à ces tensions, Lee Jae-myung a exprimé son désir de renouer le dialogue avec le Nord depuis son accession au pouvoir l'année dernière. Cependant, Kim Jong-un, qui a désigné Séoul comme "l'ennemi le plus hostile", a jusqu'à présent ignoré cette main tendue. Il est à noter que les deux nations n'ont jamais signé de traité de paix à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953), qui a été conclue par un armistice.







