Les passagers asiatiques pourraient bientôt faire face à des tarifs plus élevés. AirAsia, la principale compagnie aérienne low-cost en Asie du Sud-Est, divulgue ses plans pour augmenter ses prix tout en réduisant le nombre de ses liaisons. Selon des informations rapportées par Le Monde, la société malaisienne a décidé de supprimer 10% de ses vols, même si la demande reste forte, afin de s'ajuster à la flambée des prix du carburant.
Les liaisons vers Bahreïn, qui reste un des principaux hubs de la compagnie dans la région, sont pour l'heure maintenues, tandis qu'AirAsia projette de s'étendre au-delà de l'Asie du Sud-Est à partir de juin et envisage l'acquisition de 100 appareils Airbus. Après avoir été fortement touchée par la pandémie de Covid-19, la compagnie a montré des signes de reprise avec un bénéfice de 1,96 milliard de ringgits (environ 421 millions d'euros) l'année dernière, comme le souligne l'AFP.
Un impact "gérable" pour la rentabilité
Tony Fernandes, le fondateur d'AirAsia, a qualifié cette augmentation comme "inévitable", précisant que les liaisons supprimées le sont car elles n'étaient pas rentables face au coût du carburant en hausse. La directrice commerciale, Amanda Woo, a rassuré que la compagnie, opérant dans plus de 150 destinations dans 25 pays, peut s'appuyer sur des liaisons où elle peut compenser les surcharges de carburant élevées.
Des compagnies aériennes à l'échelle mondiale, comme Singapore Airlines et Qatar Airways, ont déjà répercuté la hausse des surcharges carburant sur les passagers depuis la montée des tensions au Moyen-Orient, exacerbée par les conflits en cours, selon des données rapportées par Le Figaro. À ce sujet, les dirigeants d'AirAsia ont jugé que les perspectives financières pour le reste de l'année 2026 demeurent "gérables", sous réserve que la crise ne s'éternise pas.
Pour aller plus loin -> Les prix du kérosène en hausse : une tendance inéluctable pour les billets d'avion







