Ce lundi de Pâques, alors que les routes de France se remplissent, un constat préoccupant s'installe : 2 039 stations-service, soit environ 20% du total, sont en rupture d'au moins un type de carburant. Cette information a été confirmée par les données gouvernementales relayées par le service statistiques ICI.
Cela coïncide avec une circulation dense, particulièrement dans le nord-ouest de la France, selon les prévisions de Bison futé. À ces embouteillages s'ajoute un problème d'approvisionnement en carburant qui se renforce depuis le début du conflit au Moyen-Orient, entraînant une flambée des tarifs. En effet, les prix des carburants ont crû de manière exponentielle ces dernières semaines, le gazole atteignant des sommets à plus de 2,20 euros le litre, un record depuis 1985.
Dans un rapport récent, le ministère de l'Énergie a tenté de rassurer les automobilistes en déclarant que la France ne fait pas face à une pénurie de carburant. Toutefois, la réalité sur le terrain semble dire le contraire, les ruptures étant constatées dans les 30 derniers jours.
Aucun risque de pénurie, mais un déséquilibre existant
Frédéric Plan, responsable à la Fédération française des combustibles, a déclaré à franceinfo, "Il n'y a aucun risque de pénurie". Cependant, il mentionne un "désordre quasi organisé" qui contribue à la situation actuelle. Les difficultés de réapprovisionnement touchent spécifiquement certaines stations, souvent liées à des différenciations de vente importantes.
Frédéric Plan explique que les stations Total, par exemple, voient leurs prix maintenus sous le seuil du marché en raison de subventions, ce qui engendre des déséquilibres notables entre les différentes stations. "Certaines vendent jusqu'à 40% de plus que d'autres", ajoute-t-il, soulignant que les volumes de carburants sont en théorie disponibles, mais mal distribués.
Les automobilistes doivent donc faire preuve de prudence et planifier leurs arrêts pour éviter les désagréments en cette période particulièrement chargée.







