Christophe Barthès a été élu récemment avec un score de 40,40 % des voix lors d'un second tour face à la droite Horizons et à une gauche unie. Son élection est marquée par des choix qui ne passent pas inaperçus. En quelques jours, il a notamment mis en œuvre un grand plan de nettoyage urbain et a retiré les drapeaux européens des façades de la mairie, remplaçant tout cela par des drapeaux français.
Il a officiellement pris ses fonctions et, tout comme dans d'autres villes comme Agde ou Castres, le Rassemblement National a montré sa présence dans la commune de Carcassonne. Barthès, conseiller régional d'Occitanie, a clairement fait savoir qu'il souhaitait agir rapidement, et cela se ressent dans ses décisions immédiates.
À l'arrivée, les drapeaux tricolores décorent les lampadaires et les bâtiments, témoignant de son attachement au bleu-blanc-rouge. À l'Hôtel de Ville, une photo le montrant aux côtés de Marine Le Pen est accrochée au-dessus de son bureau, tandis que le drapeau européen a été enlevé. Barthès a déclaré au micro de RTL : "Le seul drapeau qui vaille sur nos mairies, c'est le drapeau bleu-blanc-rouge." Cela suscite des questionnements, notamment parce que la ville a bénéficié d'aides européennes, incluant 12 millions d'euros pour l'aéroport de Carcassonne.
Pourtant, Barthès, agriculteur, ne voit pas de contradiction avec son soutien à la Politique Agricole Commune (PAC), affirmant : "Aucun souci avec ça, je redemanderai mes primes PAC cette année. Ça n'a rien à voir," insistant sur le fait que la France est un contributeur net. Il s’exprime sur ses actions concrètes pour la ville, y compris un arrêté visant à combattre la mendicité, une mesure qui n’a pas manqué d’attirer des critiques de la part de la Ligue des Droits de l’Homme.
Dans une récente vidéo partagée sur son compte Facebook, Barthès a mis en scène la signature de cet arrêté, ce qui rappelle le style de Donald Trump, ajoutant ainsi une touche controversée à sa présidence locale.







