Robert Fico, le Premier ministre slovaque, a récemment demandé à l'Union européenne d'assouplir les sanctions sur le pétrole et le gaz russes, dans un contexte de crise énergétique exacerbée par le conflit au Moyen-Orient. "Les sanctions absurdes interdisant l’importation de gaz et de pétrole en provenance de Russie devraient être levées", a-t-il affirmé lors d'une allocution.
"L'UE doit reprendre le dialogue avec la Russie", a-t-il exhorté, signalant une nécessité pressante.Dans un tweet, il a également exprimé ses inquiétudes sur la direction que prend l'UE en matière de sécurité énergétique, en la comparant à un "navire de suicides". Sa position résonne avec ceux de certains alliés, notamment le dirigeant hongrois Viktor Orban, qui a exprimé des préoccupations similaires concernant la dépendance énergétique de l'Europe.
Fico a souligné que la Slovaquie doit pouvoir reconstituer ses réserves de gaz et de pétrole pour atténuer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, qui a vu les prix du pétrole atteindre des sommets historiques, selon l'Agence internationale de l'énergie.
L'oléoduc Droujba au coeur des tensions
À l'intérieur de l'UE, la Hongrie et la Slovaquie se distinguent par leur volonté de maintenir des relations avec Moscou, au moment où l'UE n'importait plus que 1% de son pétrole de Russie. Ce chiffre a considérablement chuté depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. D'ailleurs, Budapest a récemment mis son veto à de nouveaux paquets de sanctions, exigeant que les livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba soient relancées.
Ce pipeline est un point de tension majeur, car la Slovaquie et la Hongrie dépendaient de cette source pour leur approvisionnement énergétique. Bien que des réparations aient été effectuées sur l'oléoduc, les dirigeants slovaques accusent l'Ukraine d'entraver sa réouverture, exacerbant ainsi les tensions entre voisins.
Les déclarations de Fico et de ses homologues hongrois soulignent la complexité des enjeux géopolitiques en jeu, alors que l'UE continue d'affiner sa stratégie énergétique face à des défis inédits. L'avenir des relations entre l'UE et la Russie, ainsi que des décisions liées aux sanctions, sera donc crucial pour la stabilité énergétique de la région.







