Ce dimanche 26 avril, la Ukraine rendra hommage aux victimes de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue en 1986. Nos journalistes ont eu l'opportunité de visiter l’intérieur même de la centrale.
Ce texte représente une partie de notre reportage. Visionnez la vidéo complète pour toutes les insights.
Quarante ans après l'accident, la centrale de Tchernobyl demeure inerte. L’unique changement notable est l’imposante arche de protection qui surplombe le sarcophage de béton, installé d'urgence en 1986. En s’approchant, la radioactivité augmente, comme l’a observé l’équipe de France 2 lors de sa visite au cœur de cette centrale désormais silencieuse.
"Nous mesurons un taux de 58 microsieverts par heure. C'est une exposition très élevée, sans doute le lieu le plus radioactif sur Terre," reporte Dorothée Olliéric, envoyée spéciale. C’est dans la salle de contrôle où s’est déroulée la tragédie que notre équipe se rend.
Prypiat, la ville fantôme
Le 26 avril 1986, un incident se produit lors d'un test de routine. Rapidement, les choses échappent à tout contrôle. Les ingénieurs tentent désespérément d’éteindre le réacteur numéro 4. "Ils vont appuyer sur ce bouton et cela provoquera l'explosion du réacteur," explique notre guide. Dans un effort désespéré, hélicoptères, pompiers et soldats, vêtus d'équipements de protection dérisoires, s’attaquent au brasier qui libère un nuage radioactif terrifiant.
Les 50 000 habitants de Prypiat, située à seulement 3 km de la centrale, sont évacués d’urgence. Aujourd'hui, Prypiat n'est plus qu'une ville fantôme, figée dans le temps.
Selon plusieurs experts, le site continuera de poser des dangers radioactifs pour des décennies à venir. Cela soulève des questions critiques sur la gestion des déchets nucléaires et les leçons à tirer de cette tragédie. Comme souligne le professeur Jean-Michel Monchaux, spécialiste en radioprotection : "Les conséquences de Tchernobyl dépassent les simples dégâts matériels; elles touchent à la sécurité énergétique mondiale".







